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Jordanne

Jordanne a droit aux allocations de chômage, elle postule pendant une année auprès de nombreux employeurs (plus de 150 fois) sans trouver quoi que ce soit et décide finalement de passer par une agence d’intérim afin de pouvoir subvenir à ses besoins et financer son projet professionnel.

Elle s’inscrit chez Manpower et trouve un contrat d’une dizaine de jours de travail étalé sur une période de trois semaines. Durant la même période, elle trouve également un autre job en intérim chez Adecco dans une pompe à essence où elle fait les horaires du matin. Le nouvel intérim chez Manpower se passe mal. On lui demande de commencer à 10h alors que le contrat prévoyait une entrée à 15h. Ne pouvant matériellement assumer les deux jobs, elle décide de rompre le contrat d’un commun accord avec le gérant du magasin.

Trois semaines après la fin de son contrat, elle reçoit par courrier la nouvelle de l’ouverture d’un nouveau plan Impulsion du Forem à son égard. Un plan Impulsion permet à un employeur de moins payer un jeune travailleur dont le salaire est complété par le Forem. Ne sachant pas ce qu’il en est, si elle a la possibilité de refuser ou non, elle accepte. Le Forem n’étant pas au courant de la rupture du contrat précédent, elle ne reçoit pas ses allocations de chômage le mois suivant sous prétexte que son dossier est incomplet. Le syndicat l’informe qu’elle obtiendra ses allocations avec du retard, car elle a accumulé des plans Impulsion alors que ce sont les agences d’Intérim Manpower et Adecco qui les lui avaient imposés. Les trois plans Impulsion sont toujours ouverts, car on lui a expliqué que ce serait encore plus compliqué si des plans étaient fermés et qu’elle retravaillait pour une des deux agences. Jordanne a le sentiment qu’au plus elle trouve du travail au plus des barrières administratives lui prendront de l’énergie.

 

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