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Perturbation du Forum ‘Young in talent’

Cet après-midi, la FEB organisait au Bozar à Bruxelles un forum destiné aux jeunes – le Young Talent in Action. Lors du débat où étaient invités entre autres le Premier ministre Charles Michel et le Ministre Kris Peeters, nous avons dénoncé les conditions du débat et la précarité des jeunes. Selon la FEB qui a fait réaliser une enquête par une société spécialisée en étude de marché ( sic ), les jeunes seraient en demande de flexibilité et ne rechercheraient pas un CDI. Il faudrait donc que les employeurs et les pouvoirs publics agissent pour répondre à cette demande de la jeunesse. On a bien failli tomber dans le panneau, mais en fait non.

Mettons les choses au clair, qu’il n’y ait plus de malentendu : la flexibilité à l’extrême, les heures supplémentaires à outrance, les jobs jetables, la multiplication des temps partiels, tout cela n’est pas un choix. Le marché de l’emploi ne s’est jamais adapté à nous, mais nous avons toujours dû nous adapter à lui. Si on avait le choix, ce que l’on demanderait, ce serait plutôt le droit à des emplois stables, à un salaire décent, à une sécurité sociale qui tienne compte des difficultés de chacun-e. Des droits qui peuvent nous garantir au minimum une vie digne. Tout le contraire de ce que l’on nous propose aujourd’hui.

Avec leurs beaux projets de monde du travail 2.0, ces Messieurs organisent la fin de la sécurité sociale. Ils nous préparent des contrats instables, des salaires de misère et la peur du lendemain. C’est la précarité qui est organisée, celle des jeunes, des femmes et de celles et ceux d’entre nous issu-e-s de l’immigration. Les jeunes ne rêvent pas de cette flexibilité qui atomise notre société. On se retrouve seul confronté aux dettes personnelles, seul face aux coupures dans les allocations, seul face aux sanctions administratives, seul face à la hausse des coûts de la vie. Cette précarité nous entraîne dans une situation où nous devons constamment lutter face à l’exclusion sociale et pour avoir accès à une éducation de qualité, aux divertissements, à des vacances et à la culture. La solution qu’ils nous proposent ? Les réseaux et la culture du piston, la culture du fils de…Non merci. La Jeunesse refuse votre ESCLAVAGISME 2.0.

Sachez messieurs, mesdames, qu’à force de tirer sur la corde, celle-ci finit par céder. Nous, les travailleurs-euses en avons marre de faire tous les sacrifices pour remplir les poches de quelques patrons et puissants qui les entourent. La précarité, la flexibilité et la pauvreté des uns font leurs richesse. Ils représentent une classe de privilégiés qui s’approprie la majeure partie des richesses en jetant quelques miettes au plus grand nombre. Ils vivent dans une opulence honteuse et dévastatrice pour l’environnement. Nous ne voulons pas faire partie de ce monde-là.

 

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